• Expressions

    Les expressions françaises décortiquées...

  • Épater la galerie, c'est faire l'admiration d'un groupe de personnes en attirant l'attention sur soi, fanfaronner devant un public, bref « faire le beau » (ou la belle)...

     

    Épater la galerie

     

    D'où vient cette expression ?

    Elle tire son origine du monde du sport et plus particulièrement du Jeu de Paume, l’ancêtre du Tennis qui était très à la mode à la fin du Moyen-Âge.
    Il se pratiquait dans de grandes salles tout en longueur, les salles de Jeu de Paume.
    Sur le côté se situait un long couloir, la galerie, ou s’installaient les spectateurs.

    Les joueurs multiplient beaux coups et pirouettes pour leur en mettre plein les yeux. A l’époque, ils épatent littéralement la galerie, c’est-à-dire les spectateurs !

     


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  • Chacun connait cette expression, mais pas forcément son origine...

    Que dalle !

     

    On attribue a cette expression plusieurs origines possibles.

    L'une d'elle me semble la plus plausible et fait référence à une ancienne pièce d’argent du Saint-Empire romain germanique, le « thaler », appelé aussi « daalder », en flamand, qui a donné « dalle»  par déformation linguistique.
    Apparu au XVe siècle, le thaler était la monnaie la plus utilisée pour les échanges internationaux – à l’image du dollar aujourd’hui – en raison de la puissance de l’empire (qui intégrait l’est de la France).

    Malgré quatre cents ans d’utilisation, elle a perdu toute valeur faciale vers la fin du XIXe siècle, avec l’essor des autres monnaies nationales et la naissance du mark allemand.

    Elle était néanmoins très connue à l’époque, si bien que l’on disait que l’on avait «que dalle en poche», soit une monnaie sans valeur, puis simplement « que dalle », par extension.

     

    Exemple :

    Les Français attendaient un geste du gouvernement pour compenser la perte historique du pouvoir d'achat...

    Que dalle !

     


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  • Cette expression, qui existe depuis le tout début du XVIIe siècle est encore aujourd'hui largement employée.

    Rester sur le carreau

    Quelle est donc l'origine ?

    Depuis 1160, le « carreau » désigne un pavé plat de terre cuite servant à paver un sol. Par extension, le terme sert aussi à désigner toute surface couverte par des carreaux.
    Et c'est parce qu'une personne blessée ou tuée à l'intérieur d'une habitation gisait sur le carreau que notre expression est née.
    Actuellement, elle s'utilise aussi également lorsque quelqu'un est en difficulté.

    Au XVe siècle on disait « estre tué sur le carrel », pour « être tué dans la rue », le « carrel » ou « carreau » désignant alors une rue pavée.

     

    Laisser quelqu'un sur le carreau signifie le laisser sur place, mort ou grièvement blessé.

     

    Parfois, on est tellement au bout du rouleau que l'on risque de rester sur le carreau.

     


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  • J'ai évoqué cette expression la semaine dernière avec l'expression « L’affaire est dans le sac »...

    On l'emploi pour dore : 

    Être exténué, sans énergie, moralement fatigué, prêt d'abandonner, être sur sa fin, décliner, être mourant.

    Être au bout du rouleau

    Mais qu'elle est l'origine de cette expression ?

    Au XIVe siècle, les livres n’existaient pas encore sous leur forme actuelle.
    On utilisait un bâton de buis ou d’ivoire pour y enrouler des feuilles, écrites sur une seule face et collées bout à bout appelés des « rôles ».
    Le terme est d’ailleurs toujours employé dans l’administration, notamment pour désigner des registres.

    C’est du côté du théâtre qu’arrive une première version de l’expression. À l’époque, les dialogues des acteurs étaient écrits sur ces fameux rôles. Lorsqu’une personne avait peu de texte dans la pièce, on appelait cela un rôlet. Au XVIIe siècle apparaît ainsi l’expression « Être au bout de son rôlet » pour désigner quelqu’un qui est démuni face à une situation, ne sachant que dire et que faire.

    Au XIXe siècle, le terme rôlet se transforme en rouleau, se libérant de sa connotation théâtrale. À cette époque, les banques utilisaient déjà les rouleaux de papier pour ranger les pièces de monnaie.
    « Être au bout du rouleau » symbolisait donc toujours l’idée d’être démuni mais surtout au bout de ses ressources financières...

    Aujourd'hui le sens est le même mais s'est étendu à tout type de ressources physiques ou morales.

     

    Exemple totalement au hasard :

    A 64 ans, les ouvriers français seront au bout du rouleau.

     


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  • C'est sans doute ce que pense la Macronie à propos de la réforme des retraites imposé contre la majorité du peuple et peut-être même des réformes suivantes...

    De nos jours, on utilise cette expression lorsque quelque chose est achevé, ou lorsque l'on pense qu'une entreprise ne pourra pas rater.

    L’affaire est dans le sac

     

    Qu'elle est l'origine de cette expression ?

    Aux alentours du XVIIème siècle, à une époque où, au cours des procès, nombre de documents étaient écrits sur les rouleaux de papier, les avocats et magistrats transportaient ces pièces dans des sacs de toile ou de cuir (ce qui donnera aussi les expressions « être au bout du rouleau » et « vider son sac »).

    Une première explication de l'apparition de notre métaphore vient des avocats :
    A la fin du procès, l'avocat certain d'avoir bien défendu son client, rangeait ses documents dans son sac en attendant le verdict, en pensant que l'affaire était dans le sac, puisqu'il n'aurait plus besoin de les ressortir.

    La deuxième explication vient tout simplement de l'archivage :
    Toutes les pièces du procès étaient également rangées dans un sac pour être archivées. A partir de ce moment, l'affaire (terminée) était dans le sac.


     


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